Contact

 Retour

 Menu


Ici bas

Down here

Sur toile

On canvas


A la ville

tissu urbain... celui dans lequel je me débats

“Se rappeler qu’un tableau – avant d’être un cheval de bataille, une femme nue, ou une quelconque anecdote – est essentiellement une surface plane recouverte de couleurs en un certain ordre assemblées”. La formule empruntée à Maurice Denis, s’applique à merveille ici, tant il est vrai qu’en amont d’une série dédiée à une ville somme toute bien ordonnée on trouve surtout les préoccupations d’un peintre, recomposant à petites touches un grand ensemble constitué initialement de pépites récoltées, par le biais du dessin, et dûment consignées dans des carnets.

Extrait des notes d’atelier, avril 2011



Montagnes magiques!

S'y trouver, mais au sens le plus figuré qui soit

La montagne…

Je crois, assez simplement, que j’aime m’y trouver.

Et probablement le mot est-il ici particulièrement
judicieux. Je m’y sens bien. Je sais parfaitement qu’elle peut se montrer
menaçante et pourtant elle me rassure. Elle peut se faire épuisante, elle
m’apaise; se montrer exigeante, je m’adapte à ses caprices.

Un peu comme tout le monde certainement, je prends la mesure de ma “petite personne“.

Je me sens tout petit, mais pas sous le seul angle physique
car, tandis qu’elle révèle (sinon réveille) ce qui en moi cède à la léthargie
d’une vie sédentarisée et citadine, elle pousse aux retrouvailles de sentiments
simples et nobles, comme ceux qui animaient nos jeux et nos rêves d’enfant.

Elle me replonge dans ces jours heureux où des actes d’absolue
bravoure le disputaient aux moments de rêverie qu’ils irriguaient !

Or cela fait maintenant quelques années qu’un carnet de dessins accompagne mes pérégrinations. Il ne justifie pas le but d’une sortie,pourtant il est devenu l’un de ces objets qui, s’ils manquent au paquetage,pèsent lourdement par leur absence (un peu comme l’imperméable oublié ou la gourde restée vide). J’y collecte une multitude de dessins travaillés à même le paysage. Prélèvements qui n’ont guère d’autre but que de matérialiser un peu dubonheur des retrouvailles décrites plus haut. Il s’en est fallu des dessins (ils’en est fallu des carnets) avant d’oser le geste simplissime consistant àutiliser l’un de ceux-ci pour en faire une peinture.

EM/ 2008 Extrait d’un commentaire paru dans le magazine Mountain Report



Un support des plus classiques

Pour des pratiques qui le sont moins

La toile me poursuit… Ou alors c’est moi qui reste attaché à la part d’artisanat qu’elle véhicule, car il est vrai que de ce côté là il ne me reste pas grand chose

Sous des matérialisations aussi diverses qu’improbables, allant du rassurant petit châssis tendu avant le premier coup de pinceau, à des toiles libres, clouées et travaillées à même le mur… Apprêtées à ma façon, rarement blanches, souvent recyclées…Important dès lors dans mon travail une notion qui m’est chère, et que l’histoire de l’art appelle le repentir